Astikas

astikasLa loi naturelle, la loi universelle ou Sanâtana-dharma – सनातन धर्म – en sanscrit, est l’une des plus vieilles religions du monde encore pratiquées. Son origine remonte à la civilisation de l’Indus (Sindhou), première manifestation de la culture indienne apparue aux environs du IIIe millénaire av. J.-C. La particularité de l’hindouisme est de n’avoir ni prophètes ni dogmes centraux. Cependant, les hindous croient en l’autorité des Vedas, qui, selon la Tradition, furent révélés par Brahmâ aux hommes, grâce à la « vision » des Rishis.

Source: Wikipédia

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Hindouisme

Védisme

Divinité hindoue

Veda Namaste  Veda

On définit deux sortes de philosophies indiennes :

  • les philosophies āstika (dev: आस्तिक), qui reconnaissent l’autorité du Veda, des Brāhmans et des Upanishads. Le Mîmâmsâ, le Nyâya, le Sâmkhya, le Vaisheshika, le Védanta et le Yoga. Chaque école ou système philosophique est aussi appelé darsana ce qui signifie points de vue. On les situent vers le VIIe s. av. J.-C.
  • les philosophies nāstika (नास्तिक) qui rejettent l’autorité du Veda. Elles appartiennent néanmoins à la spiritualité indienne. sont le Chârvâka, les Âjîvika, le Jaïnisme et le Bouddhisme.

 

– Le Védânta est la plus répandue des six écoles philosophiques principales indiennes. Il définit la nature de l’existence. Cette philosophie enjoint ses étudiants à réaliser que leur Soi, l’Atmân, est le Brahman, la réalité ultime indifférenciée.

  • L’ Advaita Vedānta (अद्वैत वेदान्त, se prononce /ədvaitə ve:dα:ntə/) est probablement la mieux connue des écoles philosophiques du Védânta. Advaïta signifie littéralement « non deux » et se traduit le plus souvent par non-dualité, dans la mesure où son principe fondamental affirme la non différenciation de l’individualité (jiva) et de la Totalité (Brahman) qui est neutre. Les principaux textes sur lesquels s’appuie le Védanta (littéralement « l’aboutissement du Véda ») sont les Upanishads, dont douze ou treize en particulier terminent les Védas, les Brahma Sûtra (également connus sous le nom de Védânta-Sûtra), qui sont des interprétations des Upanishads et enfin la Bhagavad-Gîtâ.

> inner-quest.org: L’Advaita

> unisson06.org: Nagarjuna et la voie du milieu

> chinmayafrance.fr: Présentation du Vedânta, pensée non dualiste de l’Inde

Sāṃkhya (dev: सांख्य ) ou Sāṅkhya, terme sanskrit, est connu aujourd’hui comme une école de la philosophie indienne orthodoxe (āstika) ou plus particulièrement comme un des six darśana. Il a été codifié dans la Sāṃkhyakārikā composée au IVe siècle ou Ve siècle de l’ère courante par Īśvarakṛṣṇa. Le Sāṃkhya est traditionnellement couplé au yoga de Patañjali systématisé dans les Yogasūtra, qui en sont l’aspect considéré comme pratique. Kapila, dont on sait peu de choses, est donné comme le fondateur du « système Sāmkhya ».

> swamij.com: Yoga and meditation philosophy (EN)

> yogwa.over-blog.com: Sâmkhya – Au pied de l’arbre

> W: Lois_de_Manu

 

Le Yoga

– Le Yoga n’exige pas que tous les individus suivent un même et unique chemin. Il existe de nombreuses voies et styles de yoga liés aux différentes aspirations individuelles et aux divers aspects de notre nature. Quatre voies traditionnelles majeures peuvent résumer ces directions. Il est également possible de les suivre assemblées ou séparément:

 

1. Le Jnāna-Yoga (Sanskrit : ज्ञानयोग), ou « Yoga de la Connaissance ». Ce yoga énonce que l’Absolu est le Soi véritable. Sa méthode principale est l’investigation du Soi par le retour à la source de nos pensées, jusqu’à la pensée du Je. Le Yoga de la Connaissance serait recommandé aux aspirants de niveau supérieur à cause de sa méthode directe.

Les quatre moyens ou qualifications requis dans la discipline du Jnana Yoga sont:

  • Viveka – la discrimination: est la capacité de discerner le réel de l’irréel.
  • Vairagya – le détachement: est la capacité de se détacher des désirs et des choses du monde.
  • Shat-sampat – les six vertus: concerne la tranquillité mentale (Sama), la maîtrise de soi (Dama), la capacité de rester équanime devant les difficultés existentielles (Uparati), l’endurance (Titiksha), la foi (Shraddha) et l’attention juste de l’esprit (Samadhana).
  • Mumukshutva – le désir intense de se libérer: est une forte détermination de se libérer de son ignorance, c’est-à-dire, celle de la connaissance de sa vraie nature.

 

2. Le Bhakti-Yoga est un terme sanskrit (bhakti signifiant dévotion) qui désigne l’ensemble des pratiques spirituelles tournées vers la dévotion à dieu. En tout, il existe neuf pratiques de Bhakti-Yoga. La Bhagavad-Gîtâ et le Bhâgavata Purâna donnent des explications sur le développement de l’aptitude à la dévotion (Bhakti). Les textes de base de ce yoga sont les Bhakti-Sûtra attribués à Nârada, un des rishi (Sages) des temps védiques, ainsi que la Bhagavad Gita.

> Hare Krishna

 

3. Le Karma-Yoga (Sanskrit: कर्म योग) est la pratique de la discipline de l’action désinterressée. Celui-ci est basé sur les enseignements de la Bhagavad-Gîtâ qui est l’un des écrit fondamentaux de l’hindouisme et faisant partie de la Mahābhārata. C’est aussi l’une des quatre voies (margas) traditionnelles du Yoga liée à la philosophie hindoue ou āstika.

 

4. Le Râja-Yoga (yoga royal ou union royale) ou Ashtânga-yoga (asht: « huit », ang: « parties ») signfie le Yoga à huit membres. Les Yoga-Sûtra, aphorismes du Yoga retranscrits au IIe s. av. J.-C. par Patañjali, et devenus textes de référence de la discipline établissent la fonction première du système en « huit membres » : atteindre la purification intérieure et ainsi réaliser le « soi universel ». Le terme yoga, dont l’étymologie dérive de la racine sanskrite yuj– (« lier ensemble »), établit le fondement même de la pratique: l’union du corps et de l’esprit.

  • Yama – Code de conduite, retenue de soi
  • Niyama – Niveau religieux : engagement à la pratique, étude et dévotion
  • Asana – Intégration de l’esprit et du corps par la posture
  • Prânâyâma – Régulation de la respiration qui mène à l’interaction de l’esprit et du corps grâce au contrôle du Prana (souffle subtil).
  • Pratyâhâra – Abstraction des sens, retrait des objets de leur perception
  • Dhâranâ – Concentration, esprit fixé sur un point
  • Dhyāna – Méditation profonde
  • Samâdhi – Contemplation profonde ou état d’union avec le Dieu intérieur (Atman) ou d’absorption dans l’Absolu (Brahman).

> yoga-darshan.com: Hatha Yoga

 

Autres

> yogapoint.com: Yoga styles and paths (EN)

Adhyatma Yoga (sanskrit Adhy « au sujet de », « en direction de » et atma « le soi ») signifie le yoga en direction du Soi. Issu de la tradition philosophique Hindoue, il a été transmis par Swami Prajnanpad à des disciples indiens ainsi qu’à Arnaud Desjardins, Frédérick Leboyer, Daniel Roumanoff, Olivier Cambessédès…

Le Kriyâ-Yoga(skrit: क्रिया) signifie « pratique », le yoga accompagné de techniques pratiques. Cela implique des actes d’auto-purification, d’auto-analyse et de développement de la prise de conscience de soi.

> mandalayoga.net: Kriya Yoga

– Le Hatha-Yoga se rapporte aux textes Pradîpikâ.

– Le Kundalinî-Yoga vise à l’éveil de la conscience du Soi par la maîtrise de l’énergie kundalinî, par la pratique d’asanas (posture), de pranayamas (techniques de souffle), de bhandas (fermetures, contractions) et la récitation de mantras.

– Le Swara yoga est une forme de yoga qui décrit comment le mouvement du prana peut être contrôlé par la manipulation de la respiration. Le mot swara veut dire « le son de son propre souffle » et yoga « union ». Un texte principal est le Shiva-Svarodaya.

> swarayoga.org (EN)

> medecines-douces.com: Livres sur le yoga

– Le Nada Yoga est une pratique de concentration connue de l’Hindouisme aussi bien que du Bouddhisme qui consiste à fixer l’attention sur un son que l’on peut entendre à l’intérieur des oreilles et de la tête. Ce qui caractérise ce son est qu’il augmente d’intensité en fonction du degré de concentration du méditant.

– Le Tantra Yoga se base sur le tantrisme, un courant de l’hindouisme apparu en Inde aux environs de l’an 500. Le Tantra Yoga s’exprime au travers de deux religions : le bouddhisme tantrique (Tibet, Boutan, Népal, et Japon) et l’hindouisme tantrique (principalement au Nord de l’Inde). Pour l’hindouisme, Tantra (तन्त्र) signifie : règle, méthode, traité. Le Tantra est une approche de l’énergie à un niveau subtil. Plusieurs yogas puisent leur origine dans le Tantra, nous en citerons trois : Le Shivaïsme du Cachemire, le Kuṇḍalinī Yoga et le Yoganidrā ou Yoga du sommeil.

– Le Yoga Nidra est une technique visant à améliorer sa qualité de sommeil et de concentration. Se basant sur des exercices de respiration et de visualisation, il induit un état de relaxation profond.

> cnsfrance.free.fr: Yoga Nidra

– Le Yantra Yoga équilibre les trois aspects, fondements de l’individu, que sont le corps, la voix (ou énergie) et l’esprit. Généralement un travail sur le corps est à la portée de chacun et ainsi les postures et les mouvements développés dans le Yantra Yoga servent à coordonner et harmoniser notre énergie. Une fois l’équilibre de ces deux niveaux obtenu, il en découle une action effective sur l’esprit. Ceci est le point fondamental.

yantrayoga.org

 

Notions

– Le Soi avec le S majuscule (parfois appelé « vrai soi » ou « Soi supérieur » par distinction avec l’ego, ou « soi », qui prend alors un petit s), dans l’acception spirituelle du terme et particulièrement dans les courants issus du Vedanta tel que l’Advaita Vedanta, désigne l’identité première et ultime de l’être.

– La Kundalinî (skrit: कुण्डलिनी, « kundal: « boucle) est un concept lié au Yoga qui désigne une puissante énergie qui se trouverait logée dans l’os sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Par la pratique de la méditation, la Kundalinî s’éveillerait et monterait le long de la colonne vertébrale depuis l’os sacrum jusqu’à la fontanelle, progressant d’un des sept chakras à l’autre afin de les harmoniser un à un. La Kundalini est indifféremment désignée comme « énergie vitale », « énergie sexuelle » ou « énergie divine » selon les auteurs qui l’emploient et la tradition qui l’utilise.

> kundalini.fr: Fédération Française de Kundalini Yoga

> siddhayogafrance.org: L’éveil Shaktipat

Lila(EN) (Sanskrit: लीला)est un concept dans l’Hindouisme qui signifie « passe temps », « sport » ou « jeu ». Il est commun aux philosophies dualistes et non dualistes, mais avec différentes significations. Dans le non dualisme, Lila est un chemin pour décrire toute la réalité, incluant le cosmos comme la partie visible de la création de l’absolut divin (Brahman). Dans l’école dualiste de Vaishnavisme, Lila se réfère simplement aux activitées de Dieu et de ses dévots, distinct des activitées communes du karma.

– Le mot Deva (देव en devanāgarī) s’appuie sur la racine sanscrite DIV- qui signifie « jouer », « se mouvoir en toute liberté », « resplendir »[1]. Cette racine proviendrait elle-même d’un mot indo-européen *deiwos qui signifie « brillant », dérivé d’une racine *DIW- dont le sens est « briller ». Ce mot se relie étymologiquement au latin deus et au germanique Tiwaz. Le védisme ancien utilise le mot deva pour évoquer une puissance agissante qui se manifeste dans les phénomènes naturels et mentaux, qui n’est ni ontologique, ni personnelle, ni symbolique, ni surnaturelle (car la conception védique du monde s’apparente au monisme).

– La Mûrtiforme (sanskrit : मूर्ति (mūrti)) que l’on retrouve dans trimûrti, trois formes – est l’un des trois modes de représentation, avec le mantra et le yantra, de la divinité dans l’hindouisme.

Rishi ( ऋषि en écriture devanāgarī ) est un mot de vieil-indien repris dans la langue sanskrite, construit sur la racine monovocalique « Ṛ- » comme le nom apparenté « Ṛ ta » qui se traduit par « régularité » et s’applique à tous les mouvements réguliers du cosmos védique. Un Rishi védique est un témoin primordial de toutes les régularités à l’œuvre en ce monde qui manifestent pour lui le Véda au sens premier de « découverte » de l’ordre cosmique. Après la période védique de la culture indienne, le brahmanisme conçoit les sept Rishi comme d’anciens sages qui auraient « entendu » (Śruti) le Véda primordial. L´hindouisme considère les Rishi comme des yogi qui, en méditation profonde, entendirent les « hymnes » du Véda émanés du Brahman.

 

Citations

– Quand une vache boit de l’eau, cette eau devient du lait. Qand un serpent boit de l’eau, cette eau devient du poison, ainsi vont nos illusions

– L’homme plante une pensée qui devient une action, il plante une action qui devient une habitude, il plante une habitude qui devient un caractère, il plante un caractère qui devient un destin (Swami Sivananda)

– Sois le changement que tu veux voir dans le monde (Gandhi)

 

Voir aussi

Pratique et théologie

pages.intnet.mu: Le Sanatana dharma

yogamag.net: Yoga Magazine of Bihar School (EN)

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