Mantras et mudras

Dans l’hindouisme et le bouddhisme, le mantra est soit une formule très condensée, soit une série de syllabes assemblées en fonction de leur seule efficience magique intrinsèque, répétée de nombreuses fois suivant un certain rythme. Ce terme sanskrit signifie outil de l’esprit (manas) et le suffixe -tra, par lui-même, signifie protection, d’où la définition usuelle de « protection de l’esprit ». Il pourrait s’agir là d’une vue d’étymologiste.

Le mantra a pour objectif de canaliser le mental discursif. Ses vertus, conjuguées à l’intention et à la concentration du récitant, sont bénéfiques. Il s’agit d’une formule sonore et rythmée, fondée sur la répétition de sons réputés bénéfiques pour le corps ou l’esprit. Le mantra est un support de méditation. Le but de sa pratique peut être un bienfait physique ou spirituel. Elle peut s’effectuer dans le cadre d’un rituel minimal, ou d’une liturgie (sādhana) élaborée, incluant prières, visualisations, mudrās, etc.

Source: Wikipédia

Mantras

Om̐ (sanskrit: ॐ) ou aum est une syllabe sanskrite que l’on retrouve dans plusieurs religions dont l’hindouisme et le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme, et le brahmanisme. On la nomme aussi udgitha ou pranava mantra (« mantra primordial », le mot prana signifiant également « vibration vitale »). Cette syllabe est considérée comme le son originel, primordial, à partir duquel l’Univers se serait structuré.

Om̐ provient de la fusion des lettres du sanskrit A, U et M.

  1. A représente le commencement, la naissance, et le dieu créateur Brahma.
  2. U représente la continuation, la vie, et le dieu Vishnu.
  3. M représente la fin, la mort, et le dieu destructeur Shiva.

La syllabe représente donc la totalité de ce qui existe, ainsi que la trinité hindoue.

– Les bîja (sanscrit : semences, germes) sont des phonèmes monosyllabiques avec une prononciation spécifique à la base de la construction de la plupart des mantras de l’hindouisme, du bouddhisme, du tantrisme. Ils sont considérés comme des « vibrations » de la conscience primordiale créatrice. Om est le bîja le plus connu, il est dit « Pranava » soit « celui qui contient tous les autres Bija »

 

Gayatri

Le mantra Gāyatrī (sanskrit : गायत्री gāyatrī) provient du Rig-Veda (III, 62, 10) et est considéré comme le mantra le plus sacré des Véda.

Oṃ bhūr bhuvaḥ svaḥ tát savitúr váreṇ(i)yaṃ
ॐ भूर्भुवः स्वः । तत् सवितुर्वरेण्यं ।
Bhárgo devásya dhīmahi dhíyo yó naḥ pracodáyāt
भर्गो देवस्य धीमहि । धियो यो नः प्रचोदयात् ॥

« Au cœur de l’expérience du va-et-vient et de la balance de la Vie, la nature essentielle irradiant l’existence est l’adorable UN. Puissent tous les êtres percevoir, par un esprit subtil et méditatif, la splendeur de la conscience illuminée ».

> explo-medit.tripod.com: gayatri mantra

 

Maha mrityunjaya

– The Mahamrityunjaya Mantra (EN) (Sanskrit: महामृत्युंजय मंत्र, Mahāmṛtyuṃjaya Mantra « mantra de conquête de la mort »), aussi appelé Tryambakam Mantra,est un verset du Rigveda (RV 7.59.12). Il est addressé à Tryambaka « celui à trois yeux », un epithet de Rudra, plus tard identifié à Shiva. Ce verset apparait aussi dans le Yajurveda (TS 1.8.6.i; VS 3.60)

Om tryambakaṃ yajāmahe sugandhiṃ puṣṭi-vardhanam
ॐ त्र्यम्बकम् यजामहे
सुगन्धिम् पुष्टिवर्धनम् ।
Urvā rukamiva bandhanān mṛtyor mukṣīya māmṛtāt
उर्वा रुकमिव बन्धनान्
मृत्यो र्मुक्षीय माम्रतात् ।।

> swamij.com: mahamrityunjaya (EN)

 

Om mani padme hum

W: Om mani padme hum (sanskrit, devanagari: ॐ मणि पद्मे हूँ, tib: ཨོཾ་མ་ཎི་པ་དྨེ་ཧཱུྃ parfois suivi d’une septième syllabe, hrih), ayant pour diminutif mani, est un des plus célèbres mantra du bouddhisme. C’est le mantra des six syllabes du boddhisatva de la compassion Avalokiteśvara (chin: Guanyin, jap: Kannon, tib: Chenrezig). Il est donc également nommé mantra de la grande compassion (mahākarunā).

Son rayonnement est universel dans le bouddhisme mahāyāna mais il est également un mantra national du Tibet.

 

Prière

– La W: prière est un acte et parfois une attitude, visant à entretenir un sentiment d’union avec Dieu, un Dieu, une ou plusieurs divinités, une personne choisie comme médiateur de Dieu, selon sa propre foi.

– La W: psalmodie est une technique vocale consistant à réciter un texte sur une unique note. Souvent la psalmodie porte une connotation religieuse.

– La W: Lectio divina est une expression latine qui signifie lecture des textes divins, spirituels, ou des Saintes Écritures, et qui représente une méthode de prière et de lecture des Écritures destinée à entrer en communion avec Dieu et à fournir une compréhension spirituelle spéciale. C’est une manière de prier avec l’Écriture qui appelle à étudier, réfléchir, écouter et, finalement, à prier à partir de la Parole de Dieu.

– L’W: oraison silencieuse (oraison de recueillement, oraison du cœur, oraison de quiétude) est une forme de prière silencieuse (non vocale). Cette manière de prier existe dans le christianisme depuis les origines, même si elle a été particulièrement mise en valeur par les différents ordres monastiques, et théorisée plus récemment par l’ordre du Carmel, où elle est pratiquée deux heures par jour. Cette prière est présentée comme un temps consacré à s’éveiller à la présence de Dieu ou du Christ dans le cœur du pratiquant.

> W: Prière du cœur

 

Le W: Notre Père (connu également sous son nom latin Pater Noster) est une prière chrétienne adressée à Dieu, comme Père. Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, quelle que soit leur dénomination religieuse particulière, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus-Christ lui-même à ses apôtres. Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles de Matthieu (Mt 6:9-13) et Luc (Lc 11:2-4).

« Pater Noster, qui es in caelis : sanctificetur nomen tuum ; adve­niat regnum tuum ; fiat voluntas tua, sicut in caelo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie ; et dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris ; et ne nos inducas in tentationem ; sed libera nos a malo. Amen. »

> prierecatholique.free.fr : Prières habituelles

 

MUDRAS

La W: Mudrā (devanāgarī : मुद्रा, qui signifie « signe » ou « sceau », en pali: muddā) est un terme sanskrit qui désigne une position codifiée et symbolique des mains d’une personne (danseur, yogi) ou de la représentation artistique (peinture, sculpture) d’un personnage ou d’une divinité. L’origine des mudrās est très ancienne et se rattache à la culture védique.

> yoga-et-vedas.com : mudras

> W: List of mudras (en)

> bouddhisme-universite.org : Reconnaître les gestes symboliques

> montmartre-secret.com : Mains de Bouddha, les mudras

 

– Le mandra est équivalent au mantra à la différence près que le mantra est une formule orale alors que le mandra consiste en une incantation gestuelle. Les mandras étaient assez présent dans les cérémonies de bouddhisme ésotérique (mikkyo) et a donné naissance aux Kuji-In (Neuf sceaux du pouvoir) et Kuji-Kiri du Ninjutsu . – Terme sanskrit signifiant « signe » ou « sceau », le mudrâ est une position codifiée et symbolique des mains d’une personne (danseur) ou de la représentation artistique (peinture, sculpture) d’un personnage ou d’une divinité. L’origine des mudrâs est très ancienne et se rattache à la culture védique.

 

W: Kuji-in signifie simplement «neuf syllabes» et se réfère à une variété de mantras qui se composent ainsi. Les syllabes utilisées dans le Kuji sont nombreuses, en particulier dans le Mikkyo. Le Kuji est le plus souvent entendu dans sa définition taoïste plutôt que bouddhiste. Son usage est en grande partie une pratique profane et ne se voit pas dans les traditions bouddhistes orthodoxes. On le retrouve abondamment dans le Shugendo et le Ryōbu Shintō

Rin la foudre, Pyo le grand diamant, Tō le lion extérieur, Sha le lion intérieur, Kai le lien externe, Jin le lien intérne, Retsu le poing de la sagesse, Zai le soleil et Zen la forme cachée.

> institut-symbiosis.com : kuji-in

 

Liens

spokensanskrit.de: Sanskrit dictionary (en)

tantra.fr: Mantra

france.wildmind.org: mantras

centreguephel.org: prieres

siddhayoga.org: Baba muktananda mahasamadhi

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