Bouddhisme

bouddhismeLe bouddhisme est, selon les points de vue, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.-C. Elle compterait aujourd’hui entre 230 et 500 millions d’adeptes. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, et même cosmologiques, abordées dans la perspective de la libération de l’insatisfaction; du plein épanouissement du potentiel humain ; et ce en relation personnelle avec une intangible et ultime réalité spirituelle. Le premier être à avoir atteint l’Eveil est le Siddhārtha Gautama, dit Shākyamuni, Tathagata, ou Bouddha.

Source: Wikipédia


Portail: Bouddhisme

Buddhaline.net

Dhammawiki.com (en)

UBF – Fédération Bouddhiste de France

bouddhisme-universite.org: Université Bouddhique Européenne

bouddhiste.org: Découverte du Bouddhisme

wiki
 Cat: Bouddhisme  Cat: Mythologie bouddhique

 

Bases du Bouddhisme

W: Philosophie bouddhiste : À l’instar des autres grandes traditions religieuses, le bouddhisme comporte un important volet philosophique, au point qu’il est perçu par un certain nombre de ses pratiquants comme une philosophie seulement. Le bouddhisme est une voie individuelle dont le but est le nirvāna (l’Eveil), terme s’appliquant à une personne libérée du saṃsāra (le cycle des renaissances). Par l’extinction du désir, de la haine et de l’illusion, il atteint le Śūnyatā (la vacuité). Les adeptes sur le chemin de la W: bodhicitta sont nommés W: bodhisattvas. La vacuité fait également partie des trois samadhis, ou portes du nirvāna : vacuité, « sans-signe » (animitta), « sans préhension » (apranihita).

 

Les 3 poisons et les 3 joyaux

– Les W: Trois Poisons indissociables, (sanskrit, triviṣāṇi ), terme bouddhique, désignent l’avidité (convoitise ou cupidité), l’intolérance (colère ou xénophobie) et l’obscurantisme (méconnaissance ou ignorance) considérées comme l’origine de toutes les souffrances. La philosophie du Bouddha affirme que la souffrance naît du désir ou de l’envie. C’est en les maitrisant tous deux que l’on parvient au nirvāna. Le bouddhisme considère qu’il existe trois poisons (ou 5 selon les écoles) pour l’esprit. Sont rajoutés parfois la jalousie et l’orgueil.

  • W: Tṛṣna – l’avidité ou la soif. La convoitise ou l’avidité (sanskrit, tṛṣna ; palî, taṇhā ; chinois, tān 贪 ; japonais, ton 貪) signifie une soif insatiable de vouloir tout prendre, tout posséder, qui ne pourra certainement atteindre son objectif, ainsi la jalousie se produira à l’égard de ceux qui en ont plus, et une colère apparaîtra envers les personnes qui se posent volontairement ou involontairement en obstacles à son prurit, même envers les éléments inanimés qui ne pourront le satisfaire.
  • La colère ou l’aversion. Cette colère pourrait devenir automatiquement la haine (sanskrit, dveṣa ; chinois, chēn 嗔) qui entraînera son sujet – maître à entrer en conflits avec les autres, et les conséquences pourront parfois aller très loin.
  • W: AvidyāL’ignorance ou l’indifférence. Enfin ces deux premiers poisons sont issus de la méconnaissance (sanskrit, avidyā ) de la loi sublime (sanskrit, saddharma,) qui se traduit en l’impersonnalité (sanskrit, anātman) du pudgala et du dharma. On pourrait dire que c’est l’ignorance de la vérité (sanskrit, satya ) qui conduit le « maître » à commettre une série interminable des erreurs, ces dernières soumises à la loi du karma plongent ce maître« » ignorant dans le long fleuve de la transmigration (samsāra).

– Les W: Trois Joyaux, (sanskrit : triratna ; pâli : tiratana ; chinois : sānbǎo 三宝) est le terme commun au jaïnisme, à l’hindouisme et au bouddhisme, désignant des trois qualités indissociables que sont l’Éveil ou Curiosité (jué 觉), la Droiture ou Sagesse ou Équité (zhèng 正) et l’Altruisme (jìng 净), sans lesquels aucune civilisation ne saurait naître ni perdurer.

 

Les 3 caractéristiques de l’existance

Le nirvāna n’étant pas conditionné, échappe aux caractéristiques de souffrance et d’impermanence que sont:

  • Anâtman – l’ impersonnalité : il n’y a rien qui ait une existence indépendante et réelle en soi.
  • Anitya – l’ impermanence : tout est constamment changeant, on ne peut absolument rien trouver de permanent dans les phénomènes.
  • Dukkha – l’ insatisfaction ou souffrance : aucun phénomène ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.

À cause des trois poisons et des caractéristiques de l’existance, les hommes sont assujettis au samsara. Le monde (loka) dans lequel ils auront leur réincarnation après leur mort dépendra de leur karma (actions passées), prolongeant ainsi indéfiniement le cycle des renaissance jusqu’a ce qu’ils suivent le chemin vers l’Eveil.

– La W: coproduction conditionnée (pratîtyasamutpada en sanskrit, prononcer « prətī:tyə səmŭtpα:də », paticcasamuppāda en pāḷi) est le concept bouddhique de conditionnalité, de dépendance, de réciprocité. L’essentiel du concept réside dans la notion d’interdépendance. Ainsi, dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et inter-dépendants, que ce soient les objets physiques, les sensations, les perceptions, la pensée, la conscience. D’après le Bouddha, ces cinq « aliments » conditionnent le maintien de « l’existence des êtres vivants ». La coproduction conditionnée est valable pour toute chose, mais est souvent présentée pour expliquer l’origine de dukkha (souffrance). Il s’agit d’un concept théorique lié à une pratique, notamment celle de la méditation, se fixant pour but l’atteinte du nirvāna par l’observation des phénomènes tels qu’ils sont.

 

« le W: Soi est la donnée existant a priori dont naît le Moi. Il préforme en quelque sorte le Moi. Ce n’est pas moi qui me crée moi-même : j’adviens plutôt à moi-même.

En psychanalyse freudienne et kleinienne, le W: Moi est, dans la seconde topique, l’une des instances qui aménage les conditions de satisfaction des pulsions en tenant compte des exigences du réel.  »

 

Les 4 Nobles Vérités

Les W: Quatre Nobles Vérités (skrit : चत्वारि आर्यसत्यानि ) sont les fondements cruciaux du bouddhisme à partir desquels le Bouddha a atteint l’éveil.

  1. Dukkha La vie est souffrance : Mêmes les choses précieuses et agréables sont cause de souffrance car elles prendront fin un jour, elles induisent une peur de les perdre et une insatisfaction permanente. Les 5 skandhas (agrégats d’attachement) sont donc souffrance.
  2. Samudaya Les causes de la souffrance : Le désir ou la soif. Nous sommes continuellement à la recherche de quelque chose en dehors de nous-mêmes et qui nous dépasse pour nous faire plaisir. Quel que soit le succès que nous atteignons, nous ne serons jamais satisfaits.
  3. Nirhodha La fin de la souffrance : La troisième noble vérité se penche sur l’espoir pour la guérison de la souffrance. Le Bouddha a enseigné, par sa propre expérience, que grâce à la pratique appliquée, nous pouvons mettre terme à l’envie et aux désirs qui nous rongent.
  4. Magga La voie de la libération: Suivre et pratiquer les 8 marches vers le bonheur du Noble Sentier pour vivre pleinement sa vie et ne plus être le jouet de ses émotions et de ses pulsions. Une fois libéré de la souffrance, on atteint l’état d’Eveil, ou Nirvana.

« Les individus ont beaucoup d’efforts à faire pour vaincre l’ignorance et parvenir à la compréhension de la réalité et l’illumination. Les êtres humains pouvant atteindre ce degré d’éclairement et d’illuminance seront considérés « bouddha ». Ceci consiste à se réveiller du rêve créé par leur propre ignorance, et devenir pleinement éveillé. » – Source: comprendrebouddhisme.com

 

Le Noble Sentier Octuple

– Le W: Noble Sentier Octuple et la W: Voie Moyenne décrivent la voie vers la libération de l’individu des attachements et des désires et qui conduit à la compréhension de la vérité sur toutes les choses. Un grand accent est mis sur l’aspect pratique, car ce n’est que par la pratique que l’on peut atteindre un niveau plus élevé de conscience et arriver à atteindre le Nirvana. Les huit aspects de la voie ne doivent pas être comprises comme une séquence de mesures mais comme des principes interdépendants qui doivent être considérés en relation étroite les uns avec les autres.

Sagesse – Prajñâ La compréhension juste ditthi
La pensée juste saṅkappa
Conduite éthique – Śīla La parole juste vācā
L’action juste kammanta
Les moyens d’existence juste ājiva
Discipline mentale – Samâdhi L’effort juste vāyāma
L’attention juste sati
La concentration juste samādhi

 

Paramita

– La W: Pāramitā (skrit) ou pāramī (pāli), पारमिता (dev), qu’on traduit souvent par « perfection », signifie littéralement «aller au-delà» ou «atteindre l’autre rive», pāra signifiant aussi rive et but. On le traduit donc encore par «vertus transcendantes». Quant au terme pali «pāramī» il signifie plutôt vertus «suprême». Pāramitā désigne dans le bouddhisme la pratique d’une vertu qui, menée vers sa perfection, permet d’accéder à l’Eveil, ou à l’état de bodhisattva puis de bouddha. Le terme tibétain rigpa signifie connaître.

Therevada Mahayana
  1. Dāna pāramī: générosité, don
  2. Sīla pāramī: vertu, moralité
  3. Nekkhamma pāramī : renonciation
  4. Pañña pāramī: sagesse transcendante
  5. Virya pāramī : énergie, effort
  6. Khanti pāramī : patience, tolérance
  7. Sacca pāramī : honnêteté, sincérité
  8. Adhitthana pāramī : détermination, résolution
  9. Metta pāramī : amour bienveillant
  10. Upekkha pāramī : sérénité, équanimité
Le Sūtra du Lotus mentionne six perfections pāramitā:

 

  1. Dāna: générosité, amour (chin: bùshī 布施)
  2. Śīla: éthique, honnêteté, entraide (chíjiè 持戒)
  3. Kṣanti: patience, tolérance (rěnrǔ 忍辱)
  4. Vīrya: énergie, effort, courage ( jīngjìn 精進)
  5. Dhyāna: concentration, méditation (chándìng 禪定 )
  6. Prajñā: sagesse, intention juste(zhìhuì 智慧)

 

Les 4 Incommensurables

– Les W: Quatre Incommensurables (skrit:apramāna; pali:appamanna) sont aussi appelés brahmavihāras, les demeures sublimes de Brahma, ou plus prosaïquement conduites pieuses. Ce sont quatre sentiments aimants spiritualisés, et actualisés en attitudes et comportements. Ils sont dits incommensurables ou illimités de par la portée de leur objet et de leur efficacité.

  • Bienveillance – Mettā. Souhait que tous les êtres trouvent le bonheur et les causes du bonheur
  • Compassion – Karunā. Souhait que les êtres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance
  • Joie sympathisante – Muditā. Souhait que les êtres trouvent la joie exempte de souffrance
  • W: ÉquanimitéUpekṣā: ou Détachement. Souhait que les êtres demeurent dans la grande équanimité libre de partialité, d’attachement et d’aversion

 

Concepts

W: Concepts du Bouddhisme: La plus grande partie du vocabulaire et des concepts du bouddhisme est difficilement traduisible en français, sans perdre le sens et la portée des termes originaux. Cet article liste quelques concepts bouddhiques parmi les plus importants, une courte définition et une traduction dans les langages où ils existent.

W: Cosmologie bouddhiste: La cosmologie bouddhiste est la description de la configuration et de l’évolution de l’univers d’après les Écritures (Tripitaka) et les commentaires canoniques bouddhistes. Dans l’Abhidharma des traditions Theravāda et Mahāyāna, la cosmologie apparaît comme un ensemble homogène et autonome, qui est en fait la synthèse de différentes informations contenues dans les sutras, le vinaya et leurs commentaires. Ainsi, si aucun soutra n’expose la structure de l’univers de manière globale, on peut trouver dans de nombreux soutras des descriptions par le Bouddha d’autres mondes et d’autres états, ou des descriptions de la formation et de la destruction de l’univers.

– Les W: Dix Entraves (sanskrit : daśasamyojana, chinois: shíchán 十缠) sont un terme bouddhique qui désigne les dix sortes d’attaches, facteurs causatiques du karma, qui retiennent les êtres sensibles dans la ronde permanente des renaissances, le saṃsāra.

Puisque tout phénomène est impersonnel (anatta), il n’y a en dernier lieu « personne » qui soit retenu par ces entraves. La méconnaissance (avidyā) de la vérité (satya) ultime conduit à considérer les cinq agrégats (skandhas) comme un soi (atman) permanent et à alimenter le karma. L’enseignement du Bouddha (le Noble sentier octuple) permet de se libérer de ces entraves qui ultimement ne sont que pure vacuité (śūnyatā).

> Centre Paramita – Les douze liens interdépendants

 

– Les W: 7 facteurs d’éveil (EN), Bodhyanga. Littéralement, les sept branches de connaissance ou de compréhension. Une des 37 catégories de Bodhi pakshika dharma (Bodhi, Pakshika, Dharma), comprenant sept degrés d’intelligence (ésotériquement, sept états de conscience), qui sont

  1. Smriti, « mémoire » ;
  2. Dharma vichaya, « compréhension correcte » ;
  3. Vîrya, « énergie » ;
  4. Prîti, « joie spirituelle » ;
  5. Prasanti « tranquillité » ou quiétude ;
  6. Samâdhi, « contemplation extatique » ;
  7. Upekshâ, « lâcher prise ».

> vipassanasangha.free.fr: LES SEPT FACTEURS D’EVEIL

 

– La W: roue de l’existence karmique, appelée plus communément la roue de vie, en sanskrit bhava-cakra: भवचक्र, en pâli bhava-cakka: भभचक्क et en Thibétain: སྲིད་པའི་འཁོར་ལོ་ (srid pa’i ‘khor lo). C’est, dans le bouddhisme, une représentation figurative du samsara, ayant d’ailleurs pour synonyme samsara-cakra (sanskrit) ou samsara-cakka (pâli).

Cette image est une représentation tant indienne que tibétaine. Tenue par un monstre représentant Yama (ou encore Māra), ou par un squelette effrayant, elle renferme les différents aspects de l’existence.

> centrebouddhisteparis.org: la roue de la vie

 

Termes

– L’ W: Eveil, ou Bodhi, terme pâli et sanskrit. Dans le bouddhisme, le terme s’applique à une personne libérée du saṃsāra, le cyle des renaissances et le tourbillon des passions. – Le nirvāna est un terme sanskrit ( निर्वाण nirvāṇa), calque du pali Nibbāna (निब्बान), qui signifie « extinction » d’une flamme ou d’une fièvre, étymologiquement « ex-spiration » , et par extension « apaisement » puis « libération ». – Dans l’hindouisme et le jaïnisme, moksha ou mokṣa (devanāgarī : मोक्ष) est un terme sanskrit qui se rapporte à la libération finale de l’âme individuelle ou jīva du cycle des renaissances, le saṃsāra. La moksha est en quelque sorte l’équivalent hindou du nirvāṇa bouddhique.

– Le Śūnyatā, terme sanskrit, (dev: शून्यता ; en pāli suññata), désigne dans le bouddhisme la vacuité des êtres et des choses, leur absence d’être en soi (anātman), autrement dit l’inexistence de toute essence, de tout caractère fixe et inchangeant. Elle s’applique aux choses aussi bien qu’aux pensées et aux états d’esprits. Elle est beaucoup liée à l’ainsité (tathātā).

– Le saṃsāra (संसार terme sanskrit signifiant « ensemble de ce qui circule », d’où « transmigration » ; en tibétain khor ba འཁོར་བ། ) signifie « transition » mais aussi « transmigration », « courant des renaissances successives ». Dans le bouddhisme, il s’agit du cycle des existences conditionnées, c’est-à-dire les états de l’existence sous l’emprise de la souffrance, de l’attachement et de l’ignorance. Ces états sont conditionnés par le karma. D’une manière moins juste mais plus simple, le saṃsāra est donc le cycle des vies, de renaissance en renaissance. Ce terme existe aussi dans l’hindouisme, le jaïnisme, le sikhisme.

– Le W: Karma (en devanāgarī कर्म, de la racine KRI, signifie « acte », « action », « rite ») est un terme sanskrit utilisé dans plusieurs religions orientales. Pour ces religions, la notion de karma désigne communément le cycle des causes et des conséquences liées à l’existence des êtres sensibles. Il est la somme de ce qu’un individu a fait, est en train de faire ou fera. Dans les religions ayant adopté les concepts de réincarnation ou de renaissance, tout acte (karma) induit des effets, effets censés se répercuter sur les différentes vies d’un individu et formulant la part du destin (ce à quoi on ne peut échapper, malgré notre volonté, la part des choses que l’on ne choisit pas) dans les vies suivantes.

– Le W: Trikāya (tib. sku gsum) ou triple corps des bouddhas désigne dans le mahāyāna et le vajrayāna trois plans d’expression de l’éveil, ou encore dimensions de la réalité.

W: Skandha (dev: स्कन्ध, pali : khandas) est un terme sanskrit qui signifie « épaule », « tronc » ou « corps », et est parfois traduit par « agrégat d’appropriation ». Dans le Bouddhisme, skandha désigne un agrégat constitutif de l’ego. On en compte cinq (pañcaskandhī) qui sont : la forme (rūpa), la sensation (vedanā), la perception (saṃjñā), la formation mentale (saṃskāra) et la conscience (vijñāna).

 

 » Il n’y a nul part où aller… et aucun moyen de s’y rendre « 

 

Biblio

  

 

yinyangaum

Publicités