Dhyana

Le dhyāna (skrit: jhāna) désigne des état de concentration cultivés dans l’hindouisme et le bouddhisme. Il est souvent traduit par « absorption », bien qu’étymologiquement il signifie simplement méditation ou contemplation. Les traductions Chan (chin) ou Zen (jap), sont des noms d’écoles de dhyāna bouddhistes, dérivées les unes des autres, où dhyāna est une étape préliminaire au samādhi.

Source: Wikipédia

Le Samyama (dev: संयम) est un terme sanskrit qui signifie réunir lors de la pratique du yoga, les trois derniers menbres de l’Ashtanga yoga (les huit membres ou angas) des Yoga Sutras de Patanjali. Il s’agit de:

  • Dharana: la canalisation des sens ou la concentration (fixation sur un objet)
  • Dhyāna: la contemplation dans l’absorption ou la méditation tournée vers l’intérieur de soi-même (attention continue)
  • Samadhi: point culminant de la méditation tournée vers l’intérieur de soi (Samadhi permettant la révélation de la Conscience à elle-même)

Dhyānas

Dhāraṇa ( dev: धारण) est le sixième membre du Yoga dans les Yoga Sutras de Patanjali. Ce terme sanskrit signifie « qui tient, qui porte; qui garde, qui protège ». Dans le yoga, c’est l’étape de la concentration de l’esprit avec arrêt du souffle, ou fixation de la pensée, 6e étape du Rāja yoga, obtenue par ekāgratā : la fixation de la pensée en un seul point (que ce soit un point du corps, une notion, une image, un son, etc.). Il s’agit d’un membre essentiel de la pratique bouddhique : l’attention doit être établie, maintenue à chaque instant.

Dhyāna (ध्यान en sanskrit devanāgarī ; jhāna en pali) est un terme sanskrit qui correspond dans les Yoga Sūtra de Patañjali au septième membre (aṅga) du Yoga. Ce terme désigne des états de concentration cultivés dans l’hindouisme et le bouddhisme. Il est souvent traduit par « absorption », bien qu’étymologiquement il signifie simplement méditation ou contemplation.

Satipatthana

Satipatthana (pali, smrti-upasthana en sanskrit), signifie établissement de l’attention. Il s’agit d’un membre essentiel de la pratique bouddhique : l’attention doit être établie, maintenue à chaque instant. Cette attention (sati) n’est pas, dans le cadre bouddhique, une attention froide ou une observation extérieure mais c’est au contraire une présence claire, une conscience claire des choses et des événements mentaux.

Le Satipatthana sutta est un discours du Bouddha décrivant l’établissement de l’attention :

  • l’attention au corps ;
  • l’attention aux sensations ;
  • l’attention à l’esprit (citta – un esprit impliquant non seulement la partie rationnelle mais aussi la partie émotionnelle de nous-mêmes) ;
  • l’attention aux formations mentales (dhammas – le mot dhamma ne voulant pas ici dire enseignement du Bouddha, mais phénomène de base de notre expérience), celles-ci étant ici de cinq sortes : obstacles, agrégats, expérience des sens, facteurs d’éveil et nobles vérités.

Dhyānas de la forme

On distingue cinq jhānas de la forme ou de la sphère physique pure. Ces jhānas sont différenciés en fonction des facteurs d’activitées mentales samskhāra qui les caractérisent:

  1. Vitarka: Prise ferme. Le mental est capable de repérer toute distraction et de revenir à l’objet de l’attention
  2. Vicara: Attention soutenue et continue sur l’objet de la pratique. Le monde des cinq sens est complètement transcendé
  3. Piti: Joie, ravissement associé à un état de bonheur et de profonde tranquillité. Il n’y a plus d’action, de mouvement du mental, sont seulement ressentis la joie et le bonheur
  4. Sukha: Bonheur associé à un état de profonde tranquillité. Seul le bonheur demeure
  5. Ekkagata: Concentration. Upekkha: Équanimité, état de sagesse. Pure équanimité, il y a arrêt temporaire de la respiration dans cet état.

Pour être atteints, les jhānas nécessitent la suppression de cinq empêchements :

  • le désir des sens (kāmacchanda)
  • la colère, l’animosité (byāpāda, vyāpāda)
  • la torpeur (thīna-middha)
  • l’agitation, le souci (uddhacca-kukkucca)
  • le doute (vicikicchā)

Dhyānas du sans forme

Arupajhana signifie en pali : Dhyana sans forme (a -Rupa), par opposition aux quatre Dhyana purs, mais avec forme. C’est la pratique de Samatha bhavana qui mène à l’atteinte de Dhyanas du monde du sans forme Arūpaloka. Ce concept bouddhique est celui d’un état de concentration extrême. Le méditant n’a plus en lui que deux choses : Upekkha ou l’équanimité, et Ekkagata ou la concentration. La conscience elle-même n’est plus perçue. Ceci est le Dhyana le plus profond et le plus subtil.

Bhavana

– La méditation bouddhique, méditation pratiquée et théorisée dans le bouddhisme, diffère radicalement de la méditation dans son acception occidentale. Son but ultime est l’atteinte du nirvāna. Le mot le plus proche pour « méditation » dans les langues classiques du bouddhisme est bhavana, qui signifie « développement mental ». La plupart des formes de bouddhisme distinguent deux classes de pratiques en matière de méditation pour atteindre l’illumination, les deux pratiques vont souvent de pair et se renforcent mutuellement:

  • Samatha bhavana (calme, pali: tranquillité existence) développe la capacité de focaliser l’attention en un seul point. Il vise l’obtention du dhyana, développement de la tranquillité, et anapanasati (l’attention sur le souffle) en est une des principale technique. On utilise un Yidam (déité) dans la tradition tibétaine.
  • Vipassana bhavana (laktong), ou « développement de la vision supérieure » ou « vision pénétrante » (sous entendu, de la réalité non seulement conventionnelle, mais également ultime) développe la sagesse en voyant la vraie nature de la réalité. Elle consiste à simplement prêter attention à la réalité et vise l’obtention du nirvana.

> buddhanet.net: Vipassana Meditation Exercises

> bica-vipassana.blogspot.com: Satipatthana, la voie du bonheur

> vipassana.com: Buddhist Meditation in the Theravada (EN)

Sati ou pleine conscience (skrit: samma sati, « attention juste ») est une expression dérivée de l’enseignement de Gautama Bouddha et désignant la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations. Elle joue un rôle primordial dans le bouddhisme où il est affirmé que la pleine conscience est un facteur essentiel pour la libération (Bodhi ou éveil spirituel). Il s’agit du septième membre du noble sentier octuple.

Zen

– Le Chan ( chin: 禅, pinyin chán, tch’an), « méditation silencieuse », transcription en mandarin du sanskrit dhyāna, est une forme de bouddhisme mahāyāna née en Chine à partir du Ve siècle, qui insiste particulièrement sur la méditation, ou « illumination intérieure ». Comme toutes les écoles bouddhistes chinoises, on peut voir dans sa pensée une influence taoïste.

– Le Zen est une forme de bouddhisme mahāyāna qui insiste sur la méditation (Dhyāna), ou « illumination intérieure » et particulièrement sur la posture dite de zazen. Dans ces écoles, la pratique correspond au zazen (méditation assise) tout en ne s’y limitant pas. Dhyâna y est traditionnellement présenté comme la triple pratique:

Zazen (座禅 ) est la posture principale de méditation assise de la pratique du bouddhisme zen, particulièrement des écoles Sōtō et Rinzai qui sont les plus connues en Occident. Elle est présentée comme la posture qu’aurait utilisée Bouddha pendant ses méditations. Le but de zazen est de se concentrer sur la respiration et sur la posture en elle-même afin de la maintenir le plus correctement possible. Cela permettrait de développer la concentration, d’être serein et d’unifier et d’améliorer esprit et corps. La signification du terme japonais shikantaza « seulement s’asseoir », est censée résumer à la fois la simplicité et la difficulté de cette pratique.

Kinhin (經行; jap: kinhin ou kyōgyō ) est un terme du Bouddhisme Zen qui désigne la méditation en marchant, qui est pratiquée entre les longues périodes de zazen.

> zen-occidental.net: Kinhin, la méditation marchée

– Le kōan (jap ; chin : gōng’àn 公案) est une courte phrase ou brève anecdote (littéralement : arrêt faisant jurisprudence) absurde ou paradoxale utilisée dans certaines écoles du bouddhisme chan ou zen. Le kōan est utilisé comme un objet de méditation ou pour déclencher l’éveil ou encore pour discerner l’éveil de l’égarement.

> unisson06.org: Anthologie des Koans

Les 10 boeufs

– Les 10 boeufs (EN) sont, dans la tradition du Bouddhisme, une série de courts poèmes et d’images qui illustrent les étapes du pratiquant du bouddhisme Mahāyāna sur le chemin de l’Eveil.

> bouddha.ch: Tableaux du boeuf

Les 4 accords toltèques

1. Que votre parole soit impeccable

2. Ne réagissez à rien de façon personnelle

3. Ne faites aucune supposition

4. Faites toujours de votre mieux

> affection.org: Les 4 accords toltèques

> psychologies.com: 4 règles pour être

Notions

– Les Saṃskāra (dev: संस्कार; pāli: samkhāra, formations karmiques), désignent les formations volitionnelles ou créations, l’intention. Il s’agit d’un acte psychique, conditionné, et conditionnant. Dans les Yoga Sūtra de Patañjali, il désigne l’empreinte source de modifications (Vṛtti) à l’état subtil manifesté au sein du mental ou plus précisément de l’inconscient (Citta ou réceptacle des impressions se trouvant à l’état subtil). Le saṃskāra est à l’origine du karma. L’intention, cetana, est associée à tout état de conscience, vijñāna. Mais saṃskāra regroupe de fait de nombreux facteurs mentaux, caitasika : tout ce qui n’est pas l’un des quatre autres agrégats.

Le saṃskāra dans l’hindouisme est un terme sanskrit qui signifie : prédisposition, impulsion innée. En philosophie vedāntique : disposition acquise; formation mentale rémanente, impression composant la personnalité; on atteint la libération en les sublimant (Il ne faut pas le confondre avec le terme sanskrit vāsanā (वसन en devanāgarī) qui signifie : imprégnation; impression d’une sensation antérieure, souvenir subconscient; émotion, association de sentiments à la lecture ou à l’audition d’une œuvre.)

Skandha (Devanāgarī: स्कन्ध, pali: khandas), est un terme sanskrit qui signifie « épaule », « tronc » ou « corps », et est parfois traduit par « agrégat d’appropriation ». Dans le Bouddhisme, skandha désigne un agrégat constitutif de l’ego. On en compte cinq (pañcaskandhī) qui sont: la forme (rūpa), la sensation (vedanā), la perception (saṃjñā), la formation mentale (saṃskāra) et la conscience (vijñāna).

Citations

– Un oiseau argenté vole sur le lac d’automne. Lorsqu’il est passé, la surface du lac n’essai pas de retenir son image (…)

– Un chêne est un chêne, et c’est la seule chose qu’il ait à faire (pensée zen)

– Mon dharma est la pratique de la non-pratique (pensée taoïste)

Voir aussi

vipassana.fr: Méditer au quotidien

Analogies « vaisselle sale à laisser tremper dans l’eau et la méditation »